Détroit d'Ormuz : l'Iran propose une réouverture éclair en 48 heures sous conditions
Alors que la menace d'une reprise du conflit avec Washington reste vive, l'Iran s'est dit prêt ce lundi à rétablir la sécurité dans le détroit d'Ormuz en seulement deux jours, contre une semaine prévue dans son plan initial. Une offre présentée par le porte-parole de la diplomatie iranienne Esmaïl Baghaï comme un gage de bonne foi, mais qui reste strictement conditionnée à une réponse positive des États-Unis. Le point central de cette annonce est le raccourcissement drastique du calendrier.
En septembre, Téhéran avait transmis via le Qatar un plan en sept étapes prévoyant une réouverture le sixième jour après satisfaction de ses exigences. Aujourd'hui, le même processus pourrait, selon Baghaï, être exécuté en 48 heures. "La possibilité de mettre en œuvre ce plan en deux jours est un signe supplémentaire de la bonne foi de l'Iran", a-t-il insisté devant la presse, précisant que "l'échange de messages se poursuit" avec Washington par le biais des médiateurs qataris et pakistanais. Les conditions posées n'ont elles pas bougé, et restent jugées très exigeantes par la partie américaine.
Téhéran exige un cessez-le-feu sur tous les fronts régionaux, la fin du blocus naval américain imposé à ses ports depuis fin février, la levée des sanctions qui frappent son secteur pétrolier, ainsi que le dégel de ses avoirs à l'étranger. Dimanche, le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi a ajouté deux autres exigences dans une interview à Al Jazeera : l'acceptation par Washington du nouvel itinéraire de navigation convenu entre l'Iran et Oman pour le transit par Ormuz, et une réduction de la présence militaire américaine au Moyen-Orient. Des demandes qui avaient déjà été rejetées en septembre par le président Donald Trump, tout en laissant la porte ouverte aux discussions indirectes.




































