Après le drame d'Agadir, Mustafa Ramid appelle à renforcer la protection des policiers

Nov 2, 2026 - 16:57
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Après le drame d'Agadir, Mustafa Ramid appelle à renforcer la protection des policiers

Parmi les voix les plus remarquées, celle de l'ancien ministre de la Justice et des Libertés, Mustafa Ramid, qui a appelé à autoriser clairement les éléments de la Sûreté nationale et de la Gendarmerie Royale à recourir à leurs armes de service lorsqu'ils font face à des attaques dangereuses mettant leur vie ou celle d'autrui en danger. Dans une sortie largement relayée ce lundi, l'ancien Garde des Sceaux est revenu sur les faits survenus le jeudi 29 octobre 2026. Il a qualifié la scène de "grave et douloureuse", soulignant qu'un conducteur qui écrase intentionnellement un agent en uniforme à plusieurs reprises, en faisant des allers-retours avec son véhicule, commet un acte dont "la monstruosité a atteint son paroxysme".

Pour Ramid, si le fait de renverser un policier une seule fois constitue déjà une agression d'une extrême gravité, la récidive volontaire aggrave considérablement les faits et doit pousser à une réflexion de fond. Au cœur de son argumentaire, le principe juridique de légitime défense. L'ancien ministre estime que le recours à l'arme fonctionnelle doit être permis, mais strictement encadré par les deux principes de nécessité et de proportionnalité. Il ne s'agit pas, selon lui, d'un blanc-seing, mais d'une protection légale pour les forces de l'ordre chargées de faire appliquer la loi. Mustafa Ramid a également pointé du doigt ce qu'il considère comme un manque de mobilisation de la société civile.

Pour lui, l'incident d'Agadir n'a pas suscité les débats, les prises de position et les communiqués de condamnation à la hauteur de sa gravité. "Comme si écraser un policier en uniforme en plein exercice de ses fonctions, et de manière répétée, était devenu banal", a-t-il déploré, estimant que l'absence de réactions fortes face aux agressions visant les forces de l'ordre révèle un déséquilibre qui doit être corrigé. Cette prise de position intervient alors que la vidéo de l'agression a choqué une large partie des Marocains sur les réseaux sociaux et relancé le débat sur la protection juridique des agents de terrain.