YMAA 2026 : 52 projets nominés pour célébrer la nouvelle génération d’architectes marocains
Les Young Moroccan Architecture Awards (YMAA) ont dévoilé les 52 projets nominés pour leur troisième édition, mettant à l’honneur les jeunes talents de l’architecture marocaine. Organisé par le Groupe Archimedia, sous l’égide du ministère de l’Aménagement du Territoire National, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la Ville, le concours entend valoriser la créativité et l’innovation portées par une nouvelle génération d’architectes de moins de 45 ans.
La sélection a été annoncée le jeudi 22 octobre 2026, lors d’une soirée organisée aux Ateliers Vincent Timsit, un bâtiment conçu par le défunt architecte Jean-François Zevaco à Casablanca. Sur les 168 candidatures reçues, provenant de 15 villes du Royaume, 52 projets ont été retenus, illustrant la diversité des approches architecturales et des réalisations contemporaines au Maroc. Cette troisième édition se distingue également par l’élargissement du périmètre du concours à travers l’introduction de nouvelles catégories.
L’architecture du paysage, les architectes marocains à l’international et les Young African Architects viennent enrichir la compétition, avec une ouverture inédite aux talents du continent africain. Les projets sélectionnés couvrent un large éventail de domaines, allant des espaces culturels aux établissements de santé, en passant par les équipements éducatifs, le logement collectif, l’architecture commerciale, les espaces de loisirs et les projets touristiques. La sélection comprend également des réalisations consacrées à l’aménagement intérieur, aux maisons individuelles, à la rénovation, à la réhabilitation et à la construction durable.
Parmi les projets nominés figurent notamment le complexe hospitalo-universitaire Mohammed VI à Rabat, le centre commercial Sela Park à Casablanca, l’hôtel Le Square Gauthier et plusieurs projets résidentiels à Marrakech, Casablanca et Cabo Negro. La catégorie consacrée à la durabilité et à l’environnement met, quant à elle, en lumière des initiatives intégrant les enjeux environnementaux dans la conception architecturale. Le concours accorde également une place aux jeunes diplômés à travers la catégorie du meilleur projet de fin d’études (PFE), qui rassemble 12 projets.
Les travaux sélectionnés abordent différentes problématiques, notamment l’inclusion, l’écotourisme, la valorisation des territoires, la réutilisation des matériaux de construction et la conception d’espaces adaptés aux besoins des communautés. La sélection a été réalisée par un jury réunissant des professionnels de l’architecture, du paysage et de l’enseignement, au Maroc et à l’international. Présidé par Abdou Lahlou, du cabinet ATP Architectes, le jury compte notamment Chakib Benabdellah, président du Conseil national de l’Ordre des architectes, Nadia Chakroun, Madison Cox, Fodé Diop, Ahmed Laaroussi, Fatime-Zahra Morjani, Tarik Oualalou, Joris Pauwels, Manal Rachdi et Christoph Röttinger.
À travers cette édition, les YMAA souhaitent mettre en avant une architecture contemporaine attentive aux spécificités des territoires, aux savoir-faire locaux et aux besoins des populations. Le concours poursuit ainsi son objectif de révéler les talents émergents, de favoriser la transmission des connaissances et de contribuer au rayonnement de l’architecture marocaine à l’échelle nationale et internationale. La cérémonie de remise des prix est prévue en décembre 2026. Elle récompensera les lauréats des différentes catégories et attribuera quatre distinctions : le Bâtiment de l’année, le Prix du jury, le Coup de cœur du public et le Prix Fouad Akalay, en hommage au fondateur des YMAA.
Les trophées remis aux lauréats seront conçus par l’architecte et designer Mounia Radouane. Le public pourra également participer au vote pour désigner son projet favori parmi les nominés, à l’exception des projets de fin d’études. Par ailleurs, les inscriptions à la catégorie Young African Architects resteront ouvertes jusqu’au 8 décembre 2026, afin de permettre à davantage d’architectes africains de prendre part à cette nouvelle dynamique.




































