Barcelone : 128 personnes arrêtées après une nuit de pillages et de violences
Dans la nuit de dimanche à lundi, le centre de Barcelone a été le théâtre de scènes de vandalisme et de saccage de commerces, à l'issue d'un rassemblement de jeunes convoqué massivement sur les réseaux sociaux. Le bilan sécuritaire est lourd. La police régionale catalane, les Mossos d'Esquadra, annonce avoir interpellé 128 personnes au cours de son intervention. Un chiffre qui révèle l'ampleur du phénomène, parmi les personnes arrêtées figurent 73 mineurs, dont les dossiers seront désormais transmis au parquet des mineurs selon les procédures en vigueur. Des vidéos devenues virales montrent des groupes de jeunes, en grande partie vêtus de noir, s'attaquer à des vitrines et pénétrer dans des magasins du centre-ville.
Un mouvement sans encadrement, sans organisateur identifié et surtout sans aucune déclaration préalable auprès des autorités. Pour la cheffe des Mossos, Silvia Cata, qui s'est confiée à la plateforme "3CatInfo", il s'agit d'un déchaînement de "violence injustifiée". Elle précise que l'appel à se réunir s'est propagé à grande vitesse sur Internet, rendant toute anticipation difficile pour les services de sécurité. L'analyse des profils des personnes interpellées se poursuit, mais un premier constat surprend : seuls deux des 128 arrêtés avaient des antécédents judiciaires. L'opération n'a pas été sans conséquence pour les forces de l'ordre.
Quinze policiers ont été blessés lors des affrontements et des interventions pour stopper les actes de vandalisme. Cette flambée de violence à Barcelone n'est pas un cas isolé en Europe. Des épisodes similaires de troubles urbains, mêlant rassemblements spontanés et actes de pillage, ont été récemment signalés en France, en Italie et même en Albanie, dessinant une tendance inquiétante de mobilisation éclair chez une partie de la jeunesse européenne.




































