Le Maroc prévoit 9,21 milliards de dirhams pour explorer son potentiel en hydrocarbures

Oct 26, 2026 - 13:15
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Le Maroc prévoit 9,21 milliards de dirhams pour explorer son potentiel en hydrocarbures

Le Royaume prévoit de mobiliser 9,21 milliards de dirhams, soit près d'un milliard de dollars, pour les activités d'exploration et de recherche d'hydrocarbures sur la période 2026-2031. L'objectif est d'évaluer le potentiel réel du pays et espérer une découverte commercialement exploitable pour réduire sa forte dépendance aux importations énergétiques. Aujourd'hui, le Maroc ne produit quasiment pas de pétrole et sa production de gaz naturel reste très limitée. L'an dernier, elle a même reculé de 21% à cause de l'épuisement des réserves des petits gisements en exploitation, notamment Tendrara.

Le financement de ce nouveau pari sera largement porté par le secteur privé. Selon les données du ministère de l'Économie et des Finances, issues du rapport sur les établissements publics annexé au PLF 2027, 91% de l'investissement sera assuré par des compagnies privées étrangères et marocaines, le reste par l'Office National des Hydrocarbures et des Mines (ONHYM), l'entreprise publique chargée de la prospection. L'intérêt des investisseurs ne faiblit pas.

À fin 2024, 11 sociétés opéraient dans le pays sur une superficie de 107.000 km², répartie en 10 permis onshore et 30 permis offshore. Parmi les actifs les plus suivis figure le gisement de Tendrara dans l'Oriental, où l'ONHYM détient 25% aux côtés de la britannique Sound Energy et de Managem. En parallèle de l'exploration, le Royaume sécurise ses approvisionnements futurs. Il importe déjà du GNL via l'Espagne et mise surtout sur le mégaprojet du Gazoduc Africain Atlantique. Ce tube de 6.800 km doit relier le Nigeria au Maroc avec une capacité de 30 milliards de m³ par an, avec un démarrage attendu à partir de 2031.

Cette stratégie double, relance de l'exploration locale et diversification des importations par un gazoduc continental, illustre la volonté de Rabat de renforcer sa souveraineté énergétique dans un contexte mondial très volatil.