Vague de cyberattaques en Europe : après les supermarchés, les banques de sang françaises ciblées
Une nouvelle faille dans la sécurité européenne vient d'être exposée. Après avoir frappé la grande distribution, des pirates informatiques s'attaquent désormais à un secteur ultra-sensible, celui de la santé. Selon le ministère de la Santé, l'Etablissement Français du Sang a été la cible d'une attaque sophistiquée visant directement le contrôle à distance de ses équipements frigorifiques. Le piratage, survenu dans la nuit de dimanche à lundi, a compromis les systèmes de régulation de température dans trois centres régionaux.
Heureusement, le réflexe des équipes sur place a évité le pire. Comme l'a expliqué la porte-parole Charlie Dubois, les agents mobilisés jour et nuit ont réagi aux alertes en sécurisant les stocks dans des enceintes hors réseau. Aucune pénurie n'est à déplorer. L'affaire prend une dimension continentale. Au même moment, la même méthode a été utilisée pour saboter les réfrigérateurs de magasins dans huit pays européens, de la Suède à la Belgique. Les pertes alimentaires sont considérables. Ce n'est pas une première en France. Le mois dernier, une opération similaire avait déjà paralysé des centaines de supermarchés, avec des conséquences allant jusqu'à des incendies.
Le gouvernement assure que les accès distants ont été coupés et qu'une investigation est ouverte pour identifier les auteurs et l'ampleur des dégâts. Mais pour Bruxelles, le signal est que les objets connectés du quotidien, des banques de sang aux rayons frais, sont devenus une nouvelle arme de déstabilisation.






































