France, Italie, Belgique : Les étudiants européens manifestent
En quelques jours, la grogne lycéenne française est devenue une référence pour toute une jeunesse européenne. En raison de la forte centralisation du pays, ce qui est local devient vite national en France, explique le sociologue Robi Morder. Il y voit aussi l'empreinte de Mai 68 et parle déjà de l'une des plus grandes mobilisations lycéennes depuis 50 ans. Le tournant médiatique a eu lieu le 13 octobre à Saint-Denis. Devant le lycée Paul Éluard, une centaine de jeunes s'attendaient à une action de blocage classique. Ils ont vu débarquer Greta Thunberg.
L'activiste suédoise a pris la parole pour dire sa fierté et présenter les lycéens français comme une source d'inspiration mondiale, appelant à lier les combats pour l'école, l'hôpital et le climat. Son message de "convergence des luttes" a été entendu. Le 5 octobre déjà, l'Italie avait lancé le mouvement avec le mot d'ordre "Facciamo come in Francia". De Turin à Gênes, de Naples à Bologne et Rome, les étudiants dénoncent les mêmes maux : des classes surchargées et des moyens en baisse. Le même scénario se répète en Belgique, à Mons, Charleroi, Liège et Bruxelles. Même en Ukraine, loin du cœur de la contestation, le syndicat étudiant Priama Diia a publié un communiqué officiel de soutien.




































