Financement des startups MENA : Le Maroc à la marge d’un marché qui redécolle à 1,65 milliard de dollars
La région MENA renoue avec la croissance en matière de capital-risque. Au troisième trimestre 2026, 1,65 milliard de dollars ont été injectés dans l’écosystème à travers 145 deals, d’après le dernier rapport de Wamda Digital Digest. C’est une hausse spectaculaire de 108% par rapport au trimestre précédent, accompagnée d’une progression de 39% du nombre d’opérations. Pourtant, ce rebond reste fragile. Comparé au troisième trimestre 2025 où 4,5 milliards de dollars avaient été levés, le marché accuse encore un recul de près de 63%. La reprise est donc réelle, mais le retour aux sommets de l’an dernier est loin d’être acquis.
Cette dynamique régionale est presque exclusivement portée par le Golfe. L’Arabie saoudite reprend la première place du classement avec près d’un milliard de dollars levés en 62 tours de table. Le Royaume doit cette performance à trois méga-opérations dans la fintech : Barq avec 329,5 millions de dollars, Tabby avec 233 millions et Lendo avec 200 millions de dollars en dette. À elles seules, elles pèsent 762,5 millions. Juste derrière, les Émirats arabes unis affichent 507 millions de dollars sur 41 opérations, malgré une baisse de 14% sur un trimestre. L’Égypte complète le podium avec 56,4 millions de dollars en 15 deals, dont 35 millions pour la seule fintech Paymob. Une illustration parfaite de la concentration des capitaux autour de quelques champions régionaux.
Entre juillet et septembre, les jeunes pousses marocaines n’ont levé que 2,1 millions de dollars en seulement deux opérations. Un montant anecdotique face aux centaines de millions brassés par Ryad et Dubaï, et qui interroge sur la compétitivité de l’écosystème national face à ses voisins.




































