Démission du président du Forum économique mondial après une enquête interne liée à Jeffrey Epstein
Le président-directeur général du Forum économique mondial, Børge Brende, a annoncé jeudi 26 février sa démission, dans un contexte marqué par l’ouverture d’une enquête interne portant sur ses échanges avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein. Cette décision intervient après la révélation de plusieurs contacts entre les deux hommes, incluant trois rencontres et plus d’une centaine de messages échangés par SMS et courriels. Dans un communiqué, Børge Brende a indiqué avoir pris sa décision après mûre réflexion, estimant que son départ permettrait à l’institution de poursuivre ses activités sans distraction.
Il a souligné sa volonté de préserver l’intégrité et la réputation du Forum économique mondial, organisation internationale influente qui réunit chaque année à Davos des dirigeants politiques, économiques et diplomatiques du monde entier. L’enquête interne vise à examiner la nature et le contexte des échanges entre l’ancien chef du Forum et Jeffrey Epstein, dont les activités criminelles ont suscité une onde de choc internationale. Bien qu’aucune conclusion définitive n’ait été rendue publique au moment de l’annonce de la démission, la pression médiatique et institutionnelle semble avoir accéléré la décision de Børge Brende.
Le Forum économique mondial, fondé en 1971 et reconnu comme une plateforme majeure de dialogue public-privé, a annoncé que la direction par intérim sera assurée par Alois Zwinggi, membre de l’équipe dirigeante. Le conseil d’administration devra prochainement désigner un successeur permanent afin d’assurer la continuité stratégique de l’organisation. Diplomate chevronné et ancien ministre des Affaires étrangères de Norvège entre 2013 et 2017, Børge Brende dirigeait le Forum économique mondial depuis 2017.
Son départ marque un tournant pour l’institution, à un moment où les questions d’éthique, de transparence et de gouvernance occupent une place centrale dans le débat public international. Cette démission relance les interrogations sur les relations entre figures influentes du monde politique et économique et des personnalités controversées. Elle souligne également l’importance croissante des mécanismes de contrôle interne au sein des grandes organisations internationales, soucieuses de préserver leur crédibilité et leur légitimité sur la scène mondiale.


































