Chute de 13% du pétrole, le marché parie sur la fin de la guerre contre l'Iran
Le pétrole vient de signer sa pire semaine en près de quatre ans. En cause, pas les fondamentaux économiques, mais bien la géopolitique. Vendredi, les deux références ont terminé sans direction claire. Le Brent s'est maintenu à 98 dollars et le WTI a grappillé 0,3%. Mais cela n'efface pas la débâcle des jours précédents : -13,2% pour les contrats à court terme, du jamais vu depuis la crise énergétique de 2022.
Qu'est-ce qui a fait chuter les prix si vite ? Une information de Bloomberg. L'agence affirme que Washington et Téhéran seraient proches d'un compromis pour mettre fin à l'affrontement militaire en cours impliquant aussi Israël. Fait nouveau : Téhéran accepterait de mettre sur la table des aspects sensibles de son dossier nucléaire. Pour les traders, le calcul est simple : un accord signifierait la levée progressive des tensions dans le détroit d'Ormuz et la sécurisation des flux en provenance du Golfe.
Ce virage diplomatique serait aussi lié à la politique intérieure américaine. Fragilisée par la défaite des Républicains aux midterms, l'administration Trump chercherait une sortie rapide du conflit pour apaiser le front intérieur et freiner la flambée des coûts énergétiques. Reste à savoir si cet espoir de paix se transformera en accord concret, seul élément capable de stabiliser durablement les cours.






































