Quatrième samedi de manifestations en France : 7.000 personnes dans la rue
ce samedi 7 novembre. D'un côté, les syndicats et les étudiants pour leur quatrième samedi de mobilisation. De l'autre, les gilets jaunes qui voulaient se rapprocher de l'Assemblée nationale, malgré une interdiction. Un schéma qui illustre la nature composite de ce mouvement social qui veut mettre la pression sur le gouvernement à l'approche de la présidentielle. Les revendications restent les mêmes : augmentation du SMIC et des salaires, mesures contre la précarité, sauvegarde des services publics et amélioration des conditions d'étude à l'école et à l'université.
Mais la mobilisation faiblit. C'est le constat dressé à 14h par l'entourage de Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur. À cette heure, 7.000 personnes participaient à 68 actions en France, contre 15.000 une semaine plus tôt, le 31 octobre, pour 65 actions. Le ministère assure que "la situation demeure globalement calme et maîtrisée", tout en précisant que le décompte parisien n'était pas encore inclus, le cortège de la République s'étant élancé plus tard. Le mouvement intervient deux jours après la grande journée de grèves et de manifestations du jeudi 5 novembre qui avait paralysé une partie du pays.
Si les organisateurs pointent l'absence de réponses d'un exécutif sans majorité et aux marges budgétaires très réduites face à une dette colossale, ils dénoncent aussi la gestion sécuritaire des manifestations : parcours interdits en centre-ville et nombreuses interpellations. Le souvenir des débordements du 17 octobre reste dans les esprits, même si les cortèges se déroulent depuis dans le calme.






































