L'UE met en avant le partenariat avec le Maroc pour endiguer la vague migratoire
Face à la pression migratoire sur Ceuta, Bruxelles choisit de mettre en avant la coopération. La commissaire européenne chargée de la Méditerranée, Dubravka Suica, a annoncé sur le réseau social X avoir eu des "échanges constructifs" avec Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger. Au cœur des discussions : la gestion de la situation à la frontière de Ceuta occupée. Pour la responsable européenne, l’ampleur des arrivées rend la situation "inacceptable".
Elle plaide pour "une réponse conjointe et ciblée" impliquant les 27 Etats membres. Selon Dubravka Suica, seule une coordination à trois Maroc, Espagne, Union européenne permet de lutter efficacement contre la migration irrégulière, le trafic de migrants et la traite d’êtres humains. Elle a insisté sur la nécessité de renforcer la coopération sur le terrain. La commissaire a particulièrement relevé "la mobilisation rapide du Maroc". Elle a salué le soutien apporté à Madrid et la mise en œuvre accélérée des retours de migrants en situation irrégulière, dans le respect du cadre légal.
Pour elle, cela témoigne des moyens déployés par les autorités marocaines pour freiner les tentatives de franchissement et organiser les reconduites. Dubravka Suica a rappelé que le Maroc est un partenaire "stratégique et de proximité" de l’UE depuis de nombreuses années. Elle a confirmé la poursuite du travail commun pour améliorer la gestion des flux migratoires et consolider le partenariat global entre les deux rives. Cette déclaration intervient après plusieurs jours de forte tension dans le nord du Maroc, notamment dans la préfecture de M’diq-Fnideq, où des milliers de personnes ont tenté de gagner Ceuta.
D’après les chiffres communiqués par les autorités espagnoles, la coordination bilatérale a permis de reconduire plus de 48.000 personnes vers le Maroc. Elles faisaient partie d’un groupe estimé entre 50.000 et 60.000 migrants s’étant dirigés vers la zone frontalière au cours de la semaine. L’UE appelle désormais à transformer cette coopération d’urgence en mécanismes pérennes de gestion des flux.

































