Le Maroc en tête des importations africaines de deux-roues électriques chinois
Le Maroc s’impose comme le premier marché africain pour les deux-roues et trois-roues électriques venus de Chine. Entre janvier et juin, le royaume a fait entrer 80 188 engins pour un montant de 21,7 millions de dollars, selon les statistiques des douanes chinoises. Un record sur le continent, même si ces données comptabilisent les véhicules débarqués et non ceux effectivement immatriculés ou utilisés, comme le souligne Peter Kossakowski, spécialiste indépendant du secteur. Cette dynamique place le Maroc en tête, loin devant l’Afrique du Sud qui arrive première en Afrique subsaharienne avec 19 635 engins importés pour 6,9 millions de dollars.
L’Égypte et l’Algérie complètent le podium nord-africain. À eux trois, les pays du Maghreb ont largement contribué à la hausse de 60% des achats africains, qui ont atteint une valeur totale de 114,6 millions de dollars sur le semestre. Le profil du marché marocain se distingue aussi par son usage. Il s’agit majoritairement de scooters et de cyclomoteurs électriques livrés déjà assemblés depuis la Chine, sans aucune étape de montage local. D’après Kossakowski, ces machines sont surtout achetées par des particuliers pour les déplacements urbains du quotidien et les petites distances.
C’est un usage très différent de celui observé en Afrique de l’Est et de l’Ouest, où le deux-roues électrique est avant tout un outil de travail capable de parcourir jusqu’à 150 kilomètres par jour pour transporter des passagers et des marchandises. Avec ces volumes, le Maroc confirme l’essor d’une mobilité électrique légère, accessible et tournée vers la ville, portée par l’import direct et la demande des ménages.



































