Le bassin du Sebou teste le solaire flottant pour concilier eau et énergie
Face à la pression sur la ressource en eau et à la demande croissante en électricité, l’Agence du Bassin Hydraulique du Sebou veut explorer une nouvelle piste : installer des panneaux solaires à la surface des barrages. Une étude d’opportunité va être lancée dans les prochaines semaines pour analyser la faisabilité de centrales photovoltaïques flottantes sur les retenues de 12 grands ouvrages du bassin. Il s’agit de Garde de Sebou, El Kansera, Ouljet Essoltane, Al Wahda, Sidi Chahed, Allal Fassi, M’daz, Bab Louta, Idriss 1er, Bouhouda, Sahla et Asfalou. Ces barrages couvrent 7 provinces, de Kénitra à Taounate en passant par Taza et Sefrou.
L’ambition de l’ABHS est de dépasser le simple calcul de production d’énergie. Les experts devront cartographier les surfaces réellement mobilisables, évaluer les impacts sur les milieux aquatiques, vérifier les contraintes de raccordement électrique et proposer des schémas d’investissement viables. Le volet réglementaire et technique sera aussi passé au crible. Ce choix du flottant se justifie par un contexte particulier. Le bassin du Sebou est touché de plein fouet par la sécheresse. Couvrir partiellement les plans d’eau permettrait de limiter l’évaporation, un gain direct pour les réserves.
Autre avantage : ne pas toucher au foncier agricole, de plus en plus rare et convoité. Enfin, les panneaux installés sur l’eau bénéficient d’un refroidissement naturel qui peut améliorer leur performance par rapport aux installations terrestres classiques. Au-delà des chiffres, l’étude doit aboutir à une feuille de route. L’objectif est d’identifier les sites prioritaires et de donner aux investisseurs un cadre clair pour développer ces projets hybrides eau-énergie dans les années à venir.


































