La Banque mondiale propose une étude pour la future Cité de la Mer d'Agadir
Doté d'un don de 5 millions de dollars et placé sous la tutelle du ministère de l'Économie et des Finances, le Programme d'accélération de l'économie bleue au Maroc s'apprête à connaître une nouvelle orientation. Dans un document de restructuration récemment dévoilé, la Banque mondiale propose d'intégrer un chantier inédit : la réalisation d'une étude de faisabilité pour la création d'une "Cité de la Mer" à Agadir. Un projet structurant porté par la wilaya de la région Souss-Massa.
Loin d'être un simple équipement touristique, ce futur hub côtier intégré est pensé comme une véritable plateforme de démonstration à l'échelle régionale. L'institution de Bretton Woods veut en faire un modèle qui allie quatre dimensions : développement économique local, gestion environnementale durable, recherche et éducation, et enfin valorisation du riche patrimoine maritime marocain. Cette nouvelle activité sera rattachée à la composante 2 du programme, dédiée à la résilience et à la planification intégrée. Son rôle est hautement stratégique.
Selon la Banque mondiale, cette étude doit servir de « précurseur direct » pour attirer de futurs investissements concrets dans le cadre des axes 1 et 2 du Programme national d'économie bleue, à savoir la gestion intégrée des ressources naturelles et le développement de secteurs résilients au climat. Il est précisé que cette phase reste strictement une opération d'assistance technique. Aucun financement de travaux, d'acquisition foncière ou d'investissement physique n'est prévu à ce stade. L'objectif est de se concentrer sur la planification stratégique, la structuration des investissements et la coordination entre les différentes institutions.
Parallèlement à ce projet gadiri, la Banque mondiale propose de recentrer ses efforts sur deux autres chantiers majeurs : les Aires Marines Protégées (AMP) d'Agadir et de Larache. Les travaux dans ces deux zones seront désormais dédiés à la préparation de plans de gestion. L'institution prévoit également un appui technique renforcé pour mieux impliquer les acteurs locaux dans les deux régions pilotes, où doivent voir le jour de futurs clusters côtiers.



































