Casablanca Smart City 2026: L’IA au cœur de la ville augmentée et de la qualité de vie urbaine
La 10ème édition de Casablanca Smart City s’est tenue mercredi autour d’un constat partagé: l’intelligence artificielle et le numérique sont devenus des leviers incontournables pour repenser la ville et bâtir le modèle de la "smart city augmentée", centré sur l’humain et l’amélioration du quotidien des habitants. Responsables publics, chercheurs, experts et acteurs économiques ont débattu des défis qui dessinent l’avenir urbain.
Les échanges ont porté sur la manière d’exploiter l’IA et les technologies émergentes pour rendre la gouvernance plus efficace, optimiser les services aux citoyens et renforcer l’attractivité des territoires face aux mutations rapides. Invité de marque, Masagos Zulkifli, ministre du Développement social et familial de Singapour, a rappelé les liens historiques entre Singapour et le Maroc.
Il s’est dit impressionné par le potentiel de Casablanca, notamment sa jeunesse créative capable de porter des projets d’IA à l’échelle africaine et internationale. Pour lui, ces rendez-vous favorisent le partage d’expertises et accélèrent l’innovation. Il a formulé le vœu que les discussions débouchent sur des avancées concrètes, surtout dans les services sociaux, afin que la transition numérique bénéficie directement aux différentes catégories de la population. De son côté, Sebastian Sharma, directeur du Développement économique au Bureau des affaires internationales du maire de New York, a souligné la profondeur des relations entre New York et Casablanca.
Il a décrit la métropole marocaine comme un laboratoire de la transformation et un pôle africain de référence dans le numérique. Revenant sur l’impact de l’IA dans la finance, la santé ou l’enseignement supérieur, il a salué le dynamisme de l’écosystème local de startups et d’entrepreneurs qui proposent des solutions adaptées aux enjeux actuels. Cette effervescence, selon lui, offre un terrain fertile pour renforcer les échanges d’expériences entre villes. Anas Kettani, vice-président de l’université Hassan II chargé des affaires académiques et estudiantines, a mis en avant le rôle de l’université dans cette dynamique.
Pour lui, Casablanca Smart City crée un espace de convergence entre la recherche, les institutions et le secteur économique autour des enjeux de la transformation numérique et de l’innovation urbaine. L’université s’emploie à adapter ses formations et ses programmes de recherche aux besoins du marché et aux défis des villes intelligentes, tout en dotant les étudiants des compétences nécessaires pour innover dans un monde technologique en mutation rapide. Placée sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, cette édition sur deux jours confirme l’ambition de Casablanca de s’imposer comme plateforme africaine de l’intelligence urbaine.
La manifestation ouvre un débat multipartite sur l’avenir des villes intelligentes, dans un contexte mondial où la transition numérique et les solutions intelligentes redéfinissent la gestion et la gouvernance urbaines.


































