Baccalauréat au Maroc : un nouvel arrêté autorise la réédition du diplôme et élargit la session de rattrapage aux candidats libres
Un nouvel arrêté du ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement préscolaire et des Sports, publié au dernier Bulletin officiel, introduit plusieurs modifications relatives à l’organisation des examens du baccalauréat au Maroc. Il s’agit de l’arrêté n° 504.26, correspondant au 6 mars 2026, modifiant et complétant l’arrêté n° 2385.06, correspondant au 16 octobre 2006. Le nouveau texte ajoute deux articles : l’article 24 bis et l’article 24 bis 2. L’article 24 bis 2 stipule que le diplôme du baccalauréat est imprimé selon des spécifications techniques fixées par arrêté de l’autorité gouvernementale chargée de l’Éducation nationale, en tenant compte de la dénomination des filières et des options.
Il précise également que la signature du diplôme se fait par des techniques de signature électronique conformément aux textes législatifs et réglementaires en vigueur. Le même article prévoit qu’il est possible de "rééditer le diplôme du baccalauréat en cas de modification de certaines données à caractère personnel figurant sur le diplôme original, après présentation des pièces justificatives". L’article 24 bis 1, nouvellement ajouté, impose la remise du diplôme du baccalauréat et du relevé de notes une seule fois après la proclamation des résultats.
Toutefois, en cas de perte du diplôme original ou du relevé de notes original, les services compétents des Académies régionales de l’éducation et de la formation peuvent délivrer "une attestation administrative tenant lieu de reconnaissance de réussite aux examens du baccalauréat" ou "une attestation administrative tenant lieu de relevé de notes". Ces deux documents sont considérés comme officiels et ouvrent droit à tous les avantages liés, selon le cas, au diplôme original ou au relevé de notes original. L’arrêté signé par le ministre Mohamed Saad Berrada étend aux candidats libres la possibilité de passer une session de rattrapage de l’examen régional unifié en cas de force majeure les ayant empêchés de passer tout ou partie des épreuves.
Les notes obtenues lors de cette session seront prises en compte dans le calcul de la moyenne finale. Concernant l’examen national unifié, le texte maintient l’organisation d’une session de rattrapage pour les candidats libres qui, pour cas de force majeure, n’ont pas pu passer tout ou partie des épreuves de la session ordinaire, ou qui n’ont pas réussi avec une moyenne générale d’au moins 7/20 et sans note éliminatoire, sous réserve des dispositions de l’article 10. La nouveauté porte également sur les candidats libres ayant obtenu une moyenne d’au moins 10/20 mais avec une seule note éliminatoire.
Ils peuvent désormais passer la session de rattrapage. Enfin, l’article 23 modifié prévoit que la moyenne de la session de rattrapage de l’examen national unifié sera ajoutée à la moyenne de l’examen régional unifié pour le calcul de la moyenne finale.


































