Le Maroc instaure une restriction temporaire sur l’exportation de la sardine pour soutenir le marché national

Fév 6, 2026 - 21:11
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Le Maroc instaure une restriction temporaire sur l’exportation de la sardine pour soutenir le marché national

Le Secrétariat d’État chargé de la Pêche maritime a annoncé que la récente décision visant à restreindre l’exportation de la sardine s’inscrit dans le cadre d’une mesure temporaire et ciblée, destinée à renforcer l’approvisionnement du marché national tout en garantissant une exploitation durable des ressources halieutiques. Entrée en vigueur à partir du 1er février pour une durée d’une année, cette mesure concerne exclusivement la sardine sous ses formes fraîche, réfrigérée et congelée.

Elle n’impacte en aucun cas les autres espèces de poissons, permettant ainsi au reste de l’activité halieutique de se poursuivre normalement. Cette orientation vise avant tout à accorder la priorité à la satisfaction de la demande locale, notamment dans un contexte marqué par la baisse des captures liée aux changements climatiques. L’objectif est également de préserver la dynamique du secteur et de contribuer à la stabilité des prix sur le marché national. Selon les autorités, cette décision a été prise à l’issue de larges concertations avec l’ensemble des acteurs du secteur, incluant les professionnels de la pêche et les responsables des unités industrielles.

 Elle s’inscrit aussi dans une logique d’encouragement des partenariats entre les industries de congélation et celles de la conserve, afin de générer un impact positif sur l’ensemble de la chaîne de valeur. Les unités de congélation, dont le nombre avoisine les cent à l’échelle nationale, avec une forte concentration dans les provinces du Sud, poursuivent par ailleurs leurs activités de transformation et d’exportation d’autres petits pélagiques tels que le maquereau ou le chinchard, sans perturbation de leur fonctionnement industriel. Le secteur emploie environ 13.200 personnes et a enregistré en 2025 une valeur d’exportation des petits pélagiques congelés estimée à 3,12 milliards de dirhams. La sardine ne représente désormais que 23 pour cent de ces exportations, contre 70 pour cent en 2020, illustrant une diversification progressive des produits exportés et une capacité d’adaptation notable du secteur.

Le Secrétariat d’État a également mis en avant le rôle stratégique des ports du Sud, d’Agadir à Dakhla, qui assurent plus de 30 pour cent de l’approvisionnement du marché national, sans tenir compte des volumes écoulés hors des marchés de gros. Cette contribution constitue un levier essentiel pour la stabilisation des prix et la sécurité de l’offre. Les autorités ont enfin réaffirmé l’engagement du gouvernement à maintenir un dialogue continu avec les professionnels du secteur, dans le but de concilier les impératifs économiques, sociaux et environnementaux, tout en veillant à répondre aux besoins du marché national et à préserver la durabilité des pêcheries.