Le Maroc accélère son plan national pour sécuriser l'eau d'ici 2030

Oct 30, 2026 - 11:53
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Le Maroc accélère son plan national pour sécuriser l'eau d'ici 2030

Le gouvernement a détaillé sa feuille de route 2027-2030 pour renforcer la sécurité hydrique du pays, un programme qui combine dessalement massif, nouveaux barrages et transferts d'eau entre bassins. Le dessalement est au coeur de cette stratégie. Dès 2027, trois chantiers majeurs doivent franchir un palier : la mise en service de la station de Dakhla, l'extension de celle de Safi qui doit à terme sécuriser l'alimentation en eau de Marrakech, et le démarrage de la première tranche de la méga-station du Grand Casablanca, l'une des plus grandes d'Afrique.

 Le Royaume prépare une deuxième vague de stations 100% alimentées par les énergies renouvelables. Cinq régions sont concernées : l'Oriental, Souss-Massa, Tanger, Guelmim-Tan-Tan et Rabat. Leur entrée en exploitation est prévue entre 2029 et 2030, avec l'ambition de réduire l'empreinte énergétique du dessalement et de décarboner la production d'eau. L'autre pilier de la stratégie reste le stockage. L'exécutif vise à porter la capacité des barrages nationaux à plus de 24 milliards de mètres cubes d'ici fin 2027. Pour y parvenir, 14 grands barrages sont actuellement en construction, auxquels s'ajoutent des dizaines de petits barrages et de barrages collinaires.

Deux nouveaux projets doivent également démarrer en 2027 : la construction d'un nouveau grand barrage et la surélévation d'un ouvrage existant pour augmenter sa retenue. Pour optimiser la répartition de la ressource, le gouvernement poursuit sa politique d'interconnexion des bassins hydrauliques, à condition de respecter les équilibres locaux. Un projet structurant est à l'étude : l'interconnexion des bassins du Sebou, du Bouregreg et de l'Oum Er-Rbia, trois bassins stratégiques pour l'agriculture et l'eau potable.

Enfin, le plan n'oublie pas le monde rural. Dans les zones pastorales, 1 000 nouveaux points d'eau doivent être aménagés ou créés pour soutenir l'abreuvement du bétail et accompagner le programme de reconstitution du cheptel national, fortement impacté par les années de sécheresse successives.