Décarbonation : Le patronat marocain prépare l'industrie au futur marché carbone
Le futur système marocain d'échange de quotas d'émission de CO2 est en cours de préparation. Et pour ce chantier, la CGEM s'est associée à une agence onusienne de référence, l'Organisation Internationale du Travail (OIT). Le financement de ce programme est assuré par l'Allemagne, via son ministère fédéral de la Coopération économique et du Développement. Un signal fort de la coopération climatique entre Rabat et Berlin.
Concrètement, deux avis d'appel d'offres publiés le 29 septembre par l'OIT détaillent la feuille de route. Deux études complémentaires seront menées, avec un même fil conducteur : préserver les coûts de production des entreprises marocaines face au défi climatique. Le premier volet sera technique et opérationnel. Il analysera en profondeur les contraintes d'approvisionnement énergétique des industriels et leurs conditions de raccordement au réseau de moyenne tension. Sans énergie verte accessible et abordable, aucune décarbonation n'est possible. Le second volet est plus stratégique. Il s'agira de passer au crible les différents marchés du carbone existants dans le monde pour dessiner l'architecture la plus pertinente pour le Maroc.
L'enjeu est de doter le Royaume d'un outil crédible face au nouveau mécanisme d'ajustement carbone aux frontières (CBAM) imposé par l'Europe, son premier partenaire commercial. Avec cette initiative, la CGEM veut éviter que la transition verte ne devienne un frein pour l'export et l'industrie locale.




































