Création de 193 mille emplois au Maroc entre 2024 et 2025 selon le HCP
Rabat – La note d’information publiée par le Haut Commissariat au Plan sur la situation du marché du travail en 2025 indique que l’économie nationale a créé 193 mille emplois entre 2024 et 2025. Cette évolution reflète une dynamique contrastée entre les milieux urbain et rural, ainsi qu’entre les différentes formes d’emploi. Selon le HCP, cette performance résulte de la création de 203 mille emplois en milieu urbain, tandis que le milieu rural a enregistré une perte de 10 mille postes. Cette divergence met en évidence la concentration croissante des opportunités d’emploi dans les zones urbaines, au détriment des campagnes. En termes de nature de l’emploi, la création de postes est principalement attribuée à la progression de l’emploi rémunéré, qui a augmenté de 249 mille emplois.
À l’inverse, l’emploi non rémunéré a reculé de 55 mille postes, traduisant une transformation progressive de la structure du marché du travail vers des formes d’emploi plus formelles. Par ailleurs, le taux d’activité est resté globalement stable à 43,5 pour cent entre 2024 et 2025. Toutefois, des variations ont été observées selon le milieu de résidence. En zone rurale, ce taux a diminué de 0,4 point pour s’établir à 46,1 pour cent, tandis qu’en milieu urbain, il a progressé de 0,2 point pour atteindre 42,2 pour cent. Selon le genre, le taux d’activité a connu une quasi stabilité.
Il est passé de 68,6 pour cent à 68,5 pour cent chez les hommes, et de 19,1 pour cent à 19 pour cent chez les femmes, confirmant la persistance des écarts entre les deux sexes en matière de participation au marché du travail. De son côté, le taux d’emploi au niveau national est passé de 37,7 pour cent à 37,8 pour cent. Cette légère amélioration masque cependant des évolutions contrastées. En milieu rural, le taux d’emploi a reculé de 0,3 point pour s’établir à 43 pour cent, alors qu’il a augmenté de 0,4 point en milieu urbain pour atteindre 35,3 pour cent.
Enfin, le taux d’emploi a progressé de 0,4 point chez les hommes, passant de 60,7 pour cent à 61,1 pour cent, tandis qu’il a reculé de 0,2 point chez les femmes, passant de 15,3 pour cent à 15,1 pour cent. Ces données soulignent les défis persistants liés à l’inclusion des femmes sur le marché du travail et à la réduction des disparités territoriales.


































