Commerce Maroc-Japon : les échanges bondissent de 32% à 3,8 MMDH au premier semestre 2026

Août 12, 2026 - 15:19
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Commerce Maroc-Japon : les échanges bondissent de 32% à 3,8 MMDH au premier semestre 2026

Le commerce de marchandises entre le Maroc et le Japon a nettement accéléré au premier semestre 2026. Selon les statistiques provisoires du ministère japonais des Finances publiées le 30 juillet, les échanges ont atteint 64,8 milliards de yens, soit 3,8 milliards de dirhams, en hausse de 32% sur un an. Un an plus tôt, au premier semestre 2025, ce total s'élevait à 49,1 milliards de yens (2,9 MMDH). La progression représente ainsi 15,7 milliards de yens (918,8 MDH), d'après les compilations des données douanières de e-Stat. Cette hausse est tirée par les exportations japonaises vers le Maroc.

Elles ont totalisé 39,1 milliards de yens (2,3 MMDH), contre 24,5 milliards (1,4 MMDH) un an auparavant, soit un bond de 59,4%. Les achats japonais au Maroc, eux, ont progressé plus modestement de 4,7% à 25,7 milliards de yens (1,5 MMDH). Conséquence : la balance bascule. Après un léger excédent de 18 millions de yens au premier semestre 2025, le Maroc affiche désormais un déficit de 13,4 milliards de yens (784,7 MDH) vis-à-vis du Japon. La dynamique s'est renforcée au deuxième trimestre. D'avril à juin, les flux ont atteint 36,5 milliards de yens (2,1 MMDH), soit 29,1% de plus qu'entre janvier et mars (28,3 MMDH).

Sur un trimestre, les achats japonais au Maroc ont grimpé de 45,1% à 15,2 milliards de yens, et les expéditions japonaises de 19,7% à 21,3 milliards. Des chiffres bruts, sans correction saisonnière. Par produits, le détail du semestre n'est pas encore publié. Historiquement, le Japon vend au Maroc des machines, matériels de transport et automobiles, et y achète des denrées alimentaires et produits de la mer, selon le ministère des Affaires étrangères japonais. Ce contexte intervient alors que Norikazu Suzuki, ministre japonais de l'Agriculture, s'est rendu au Maroc du 18 au 21 juin, rencontrant le PDG de l'OCP Mostafa Terrab et le ministre Ahmed El Bouari.

Un déplacement lié à la sécurisation des matières premières pour engrais, sans contrats chiffrés annoncés. Le cadre bilatéral reste structuré par l'accord commercial de 1960, l'accord de pêche de 1985 et l'accord sur les investissements et la convention fiscale de 2020.