Classement Expathon 2026 : Le Maroc 34ᵉ mondial grâce à 1,5 million de PME
Le tissu des petites et moyennes entreprises confirme son poids dans l’économie nationale. D’après le nouveau rapport de l’organisation canadienne Expathon, le Maroc se classe 34ᵉ sur 100 pays en matière de mobilisation des PME. L’étude recense environ 1,5 million de PME au Maroc. Le point marquant : 600 000 d’entre elles sont considérées comme « à fort potentiel » et pourraient devenir des moteurs de croissance si elles bénéficient d’un accompagnement adapté. Sur le plan arabe, le Royaume arrive en 4ᵉ position. Il est devancé par l’Égypte 14ᵉ mondiale, l’Arabie saoudite 25ᵉ avec 3,5 millions de PME, et les Émirats arabes unis 33ᵉ avec 1,6 million.
À l’international, l’Inde trône en tête avec plus de 65 millions de PME. La Chine et les États-Unis complètent le podium. À l’inverse, les Maldives, le Tchad et le Niger occupent les dernières places du classement. Expathon insiste : « la vraie richesse d’une nation, ce sont ses PME ». Pour l’organisation, la clé n’est pas de courir uniquement après l’investissement étranger, mais d’activer le capital entrepreneurial local. Elle recommande d’identifier les entreprises à fort potentiel et de les intégrer dans un programme national intensif.
L’objectif : formation structurée + outils d’intelligence artificielle pour booster la productivité, la qualité et l’export. Le rapport souligne aussi le changement de paradigme technologique. Avec 1000 dollars, une PME peut aujourd’hui accéder à des technologies qui coûtaient des millions aux multinationales il y a quelques décennies. Résultat : ce qui prenait des décennies peut désormais se faire en quelques années. Expathon critique les institutions financières internationales, jugées trop lentes et centrées sur les grands projets d’infrastructure.
Selon elle, il manque des « systèmes d’exploitation entrepreneuriaux » capables de travailler 24h/24 pour des millions d’indépendants. En citant les exemples des États-Unis et de la Chine, l’organisation rappelle que la prospérité de masse vient d’un océan de PME dynamiques, et non de quelques grands groupes. Pour le Maroc, le défi est donc clair : transformer ces 600 000 PME à potentiel en champions exportateurs.



































