Argent : Le Maroc 4ᵉ exportateur mondial de minerais et concentrés en 2024 avec 50 millions de dollars
Le Maroc confirme sa place parmi les poids lourds de l’argent brut. Le Royaume a occupé la 4ᵉ position mondiale des exportateurs de minerais et concentrés d’argent en 2024, selon les données actualisées le 22 juin par la base WITS de la Banque mondiale. Avec des ventes de 50 millions de dollars pour un volume de 20 051,4 tonnes, le Maroc se classe juste derrière les trois géants du secteur : le Pérou, la Bolivie et les Etats-Unis. Il devance de peu la Malaisie, 5ᵉ avec 49,6 millions de dollars, soit 407 110 dollars d’écart seulement. Le Mexique complète le top 6 avec 38 millions de dollars.
Le classement porte sur le code douanier SH 261610, spécifique aux minerais et concentrés d’argent. WITS précise que les chiffres excluent l’argent métallique, la joaillerie et tous les ouvrages contenant ce métal. Il s’agit uniquement des exportations brutes déclarées par chaque pays, avant transformation. Le podium est largement dominé par l’Amérique du Sud. Le Pérou arrive en tête avec 1,294 milliard de dollars pour 670 178 tonnes exportées. La Bolivie suit à la 2ᵉ place avec 1,198 milliard de dollars, mais pour un volume bien plus faible de 2 484,7 tonnes, signe d’une teneur en argent beaucoup plus élevée de ses concentrés.
Les Etats-Unis ferment le top 3 avec 75,5 millions de dollars pour 147 tonnes. Derrière le Maroc, la concurrence reste serrée. La Finlande pointe à la 7ᵉ place avec 25,7 millions de dollars, suivie par l’Union européenne 8ᵉ, le Canada 9ᵉ et le Honduras 10ᵉ. Cette 4ᵉ place mondiale illustre le poids du secteur minier marocain. Le Royaume mise de plus en plus sur la valorisation de ses ressources, notamment dans la région de Draa-Tafilalet et l’Anti-Atlas où se concentrent les gisements argentifères. L’objectif : renforcer la part des minerais transformés localement pour capter davantage de valeur ajoutée.
Avec la hausse de la demande industrielle pour l’argent, utilisé dans le photovoltaïque, l’électronique et les véhicules électriques, cette position stratégique du Maroc pourrait encore se consolider dans les années à venir.

































