Nucléaire iranien : Washington suspend 2 mois les sanctions pétrolières après accord sur le retour des inspecteurs de l’AIEA
Washington fait un pas vers la détente. Lundi, les Etats-Unis ont annoncé la suspension pendant deux mois des sanctions visant le pétrole iranien. Une décision conditionnée au retour des inspecteurs nucléaires de l’Agence internationale de l’énergie atomique sur le territoire iranien. Selon une note publiée sur le site du département américain du Trésor, chargé de gérer les sanctions économiques, toutes les transactions auparavant interdites concernant la production, la vente et le transport d’hydrocarbures d’origine iranienne sont désormais autorisées jusqu’au 21 août à 00h01, heure de Washington.
Cette fenêtre de deux mois vise à créer un climat de confiance entre Téhéran et Washington. L’annonce intervient au lendemain de pourparlers tenus dimanche en Suisse entre représentants iraniens et américains. Objectif : mettre fin aux tensions et à la guerre au Moyen-Orient. Le vice-président américain JD Vance, qui a participé aux discussions, s’est félicité d’avoir établi des bases très solides en vue d’un accord final. Pour l’administration américaine, ces échanges marquent une avancée diplomatique majeure après des mois d’impasse. JD Vance a surtout salué l’engagement pris par l’Iran. Téhéran a accepté d’inviter à nouveau les inspecteurs de l’AIEA sur ses sites nucléaires.
Le vice-président a qualifié cette décision d' étape majeure et de premier pas vers l’arrêt définitif du programme d’armement nucléaire iranien. Le retour des inspecteurs était l’une des principales exigences de Washington pour toute levée, même partielle, des sanctions. Cette suspension temporaire des sanctions pétrolières est perçue comme un test. Les Etats-Unis veulent vérifier la bonne foi de l’Iran dans la transparence de son programme nucléaire. De son côté, Téhéran obtient un allègement économique immédiat, crucial pour ses exportations d’hydrocarbures.
Le compte à rebours est lancé jusqu’au 21 août. D’ici là, les deux parties devront transformer ces bases solides en accord concret. L’enjeu est de taille : stabiliser le Moyen-Orient, sécuriser le marché pétrolier mondial et empêcher toute escalade nucléaire dans la région.


































