Accord de libre-échange : le Maroc et l’Indonésie visent 2027
Le Maroc et l’Indonésie relancent leurs négociations commerciales. Après plusieurs mois de pause, Jakarta a fixé un nouvel horizon : boucler l’accord de libre-échange avant la fin 2027. Une relance qui intervient alors que les deux pays avaient déjà trouvé un terrain d’entente sur l’essentiel du texte avant l’interruption des discussions. Selon le ministère indonésien du Commerce, les deux parties avaient choisi en juillet dernier de donner la priorité à la coopération sur la certification halal.
Ce volet a d’ailleurs connu une avancée concrète le 20 mai dernier à Jakarta, avec la signature d’un accord de reconnaissance mutuelle entre l’Agence indonésienne de garantie des produits halal, la Bpjph, et l’Institut marocain de normalisation, Imanor. Un pas jugé stratégique pour faciliter l’accès des produits marocains et indonésiens aux marchés respectifs. Omar Hejira, secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur, avait indiqué à cette occasion que Rabat souhaitait voir les discussions commerciales reprendre au début de l’année 2027. Jakarta va plus loin en proposant désormais d’achever l’ensemble du processus d’ici 2027.
Les prochaines séances de négociations porteront sur trois chantiers principaux. Il s’agira d’abord d’arrêter un calendrier précis des travaux. Ensuite, les équipes techniques repartiront des textes déjà paraphés pour gagner du temps. Enfin, elles devront définir les conditions d’accès réciproque aux marchés, un point central pour les exportateurs des deux pays. Pour le Maroc, cet accord représente une opportunité d’ancrage en Asie du Sud-Est, premier marché mondial à majorité musulmane avec plus de 270 millions de consommateurs. Pour l’Indonésie, il s’agit d’ouvrir une porte vers l’Afrique via le hub logistique et industriel marocain.
En harmonisant leurs standards, Rabat et Jakarta lèvent un frein majeur pour les produits agroalimentaires, cosmétiques et pharmaceutiques. Reste désormais à transformer cette volonté politique en texte final. Les deux capitales s’attellent à fixer rapidement la date de la prochaine session afin de tenir l’objectif fixé : un accord complet et opérationnel en 2027.



































