Tunisie : polémique après un article italien évoquant une crise cardiaque du président Kaïs Saïed

Juil 18, 2026 - 23:13
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Tunisie : polémique après un article italien évoquant une crise cardiaque du président Kaïs Saïed

Un article publié par le quotidien italien _Il Foglio_ a provoqué une vive controverse en Tunisie. Le journaliste Luca Giambardella y affirme que le président Kaïs Saïed aurait été victime d’une crise cardiaque ayant nécessité son transfert à l’hôpital militaire et une intervention médicale urgente. Le texte évoque également un "black-out officiel" autour de l’affaire. Aucune communication officielle n’a été diffusée par la présidence tunisienne pour confirmer ou démentir ces informations.

La publication a ravivé le débat dans les milieux politiques et médiatiques tunisiens sur la nécessité d’une communication institutionnelle claire, notamment sur la santé du président de la République, une question liée à la stabilité des institutions. L’ancien député Majdi Karbai s’est interrogé sur les raisons pour lesquelles des informations de cette importance circulent d’abord via des médias étrangers. Pour lui, "la transparence sur ce type de dossier est essentielle pour renforcer la confiance entre l’État et les citoyens".

De son côté, la militante Hala Gharbi a dénoncé ce qu’elle qualifie de "black-out médiatique". Elle estime que l’absence de données officielles favorise la propagation des rumeurs et pousse l’opinion publique à chercher l’information auprès de sources extérieures. L’ancien député Ziad El Hachemi a, quant à lui, mis en lien la rareté des apparitions publiques du président ces dernières semaines avec les allégations du journal italien, ce qui, selon lui, alimente les interrogations sur son état de santé.

Ce n’est pas la première fois que _Il Foglio_ suscite la polémique en Tunisie. En mai dernier, le journal avait publié un article évoquant des discussions au sein des cercles de décision italiens au sujet de noms potentiels pour succéder au président Saïed. L’homme d’affaires tuniso-italien Kamel Ghribi, cité dans ces rapports, avait démenti l’information.

Kaïs Saïed avait alors critiqué indirectement les publications du journal, affirmant que "l’État ne se gère pas à travers des publications et des pages qui diffusent de fausses informations". En l’absence de réaction officielle au dernier article, le débat reste ouvert en Tunisie. Entre ceux qui réclament plus de transparence et ceux qui jugent nécessaire d’attendre des confirmations officielles avant de relayer ces informations, la question de la communication présidentielle reste au cœur des discussions.