Sucre brésilien : Le Maroc réalise près de la moitié de ses importations 2026 en un seul mois de mai
Le Maroc a fortement accéléré ses achats de sucre brésilien au printemps 2026. Selon les statistiques du ministère brésilien de l’Agriculture et de l’Élevage, le Royaume a importé 266 815 tonnes de sucre du Brésil entre janvier et mai 2026, dont près de la moitié sur le seul mois de mai. Ce relevé, établi par le département de la commercialisation du secrétariat de politique agricole à partir des données du Secrétariat brésilien au commerce extérieur, Secex, porte sur cinq positions douanières du chapitre 1701 consacrées aux différentes catégories de sucre. Avec ce volume, le Maroc représente 2,9 % des 9 168 104 tonnes expédiées par le Brésil sur les cinq premiers mois de l’année.
Il se classe ainsi au dixième rang mondial des clients du Brésil, à 6 980 tonnes de la Chine et avec une avance de 1 981 tonnes sur Oman. Les livraisons vers le Maroc ont connu une forte irrégularité. Elles ont démarré l’année à 69 385 tonnes en janvier, avant de baisser à 33 500 tonnes en février puis à 32 970 tonnes en mars. Aucune expédition n’a été enregistrée en avril. Le mois de mai a tout changé avec un bond à 130 960 tonnes, soit une hausse de 297,2 % par rapport à mars.
Ce seul mois concentre 49,1 % du total importé par le Maroc depuis janvier. Les 130 960 tonnes de mai représentent même 96,4 % du cumul des trois premiers mois, fixé à 135 855 tonnes. Grâce à cette performance, le Maroc est devenu le sixième débouché mondial du sucre brésilien en mai, derrière le Bangladesh avec 267 090 tonnes, le Nigeria 209 862 tonnes, l’Algérie 200 795 tonnes, la Jordanie 183 706 tonnes et l’Arabie saoudite 173 323 tonnes. Au niveau global, les exportations brésiliennes de sucre ont atteint 2 016 391 tonnes en janvier et un pic de 2 196 789 tonnes en février.
Elles ont ensuite reculé à 1 805 941 tonnes en mars et à 1 183 322 tonnes en avril, avant de remonter à 1 965 661 tonnes en mai, en progression mensuelle de 66,1 %. Sur les cinq premiers mois, l’Inde reste le premier client du Brésil avec 905 344 tonnes, suivie de l’Algérie avec 821 846 tonnes et du Bangladesh avec 810 731 tonnes. L’Arabie saoudite et le Nigeria complètent le top 5 avec respectivement 750 988 tonnes et 741 139 tonnes. Quatre pays du Moyen-Orient figurent parmi les huit premiers débouchés : l’Arabie saoudite, l’Irak, les Émirats arabes unis et le Yémen, pour un cumul de 1 874 610 tonnes. Sur le continent africain, le Maroc occupe la troisième place derrière l’Algérie et le Nigeria.
Il devance l’Égypte de 15 215 tonnes. Viennent ensuite la RDC avec 121 500 tonnes, le Sénégal 120 940 tonnes et l’Angola 115 739 tonnes. Du côté des autres marchés, le Royaume-Uni a importé 138 443 tonnes, la Suisse 122 717 tonnes et le Portugal 119 506 tonnes. Les États-Unis ont pour leur part reçu 73 356 tonnes de sucre brésilien sur la période. Cette forte concentration des achats marocains sur le mois de mai illustre une stratégie d’approvisionnement ciblée, dans un contexte de volatilité des prix et des volumes sur le marché mondial du sucre.


































