Signature à Rabat d’un mémorandum d’entente entre le ministère de la Justice et le CNDH pour renforcer la protection des victimes de la traite des êtres humains
La cérémonie de signature d’un mémorandum d’entente entre la Commission nationale de coordination des mesures de lutte et de prévention contre la traite des êtres humains et le Conseil national des droits de l’Homme s’est tenue mercredi à Rabat. L’accord vise à établir des bases solides pour la coordination sur le terrain dans l’orientation des victimes de ces crimes. Signé par le ministre de la Justice Abdellatif Ouahbi et la présidente du Conseil national des droits de l’Homme Amina Bouayach, cet accord entend renforcer les liens entre les parties prenantes aux niveaux local et régional.
Il prévoit la mise en place de commissions régionales intégrées regroupant les départements gouvernementaux, les institutions concernées, les autorités judiciaires et sécuritaires, ainsi que les associations de la société civile actives dans la protection des victimes. En vertu de ce nouveau cadre, ces instances régionales auront la responsabilité de détecter de manière proactive les cas potentiels de traite des êtres humains et de faciliter l’accès des victimes aux services de protection et de prise en charge.
Elles devront garantir une intervention coordonnée et rapide qui respecte la spécificité de chaque situation, et assurer le suivi du parcours de prise en charge jusqu’à la phase de réinsertion ou de retour volontaire pour les étrangers. Lors d’un point de presse, Abdellatif Ouahbi a souligné que ce mémorandum constitue un pilier essentiel pour assurer la coordination territoriale au niveau national dans la lutte contre la traite des êtres humains et pour offrir la protection nécessaire aux victimes, en particulier les femmes, les enfants et les personnes incapables de se défendre. Le responsable gouvernemental a indiqué dans ce contexte que le Royaume a franchi des étapes très importantes pour faire face à ce crime qui touche l’humanité dans son essence.
De son côté, Amina Bouayach a estimé que cette signature représente une étape pratique pour faire de la protection des victimes de la traite une priorité effective. Elle a insisté sur le renforcement de la coordination comme outil fondamental pour relever les défis, en conformité avec les normes internationales et les lois nationales. La présidente du Conseil a relevé dans son allocution qu’il s’agit de renouveler l’engagement institutionnel commun visant à protéger les victimes de la traite des êtres humains, dans l’objectif de préserver la dignité humaine et de lutter contre toutes les formes d’exploitation.
Elle a ajouté que ce cadre permettra d’unifier les efforts de tous les intervenants judiciaires, sécuritaires, sociaux et associatifs vers un parcours qui garantit l’orientation rapide, la prise en charge adaptée et le respect des droits des victimes, surtout les catégories les plus vulnérables. Le lancement de cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Plan national de lutte et de prévention contre la traite des êtres humains 2023-2030 et de son plan stratégique 2023-2026, ainsi que de l’application des dispositions de la loi 27.14 relative à la lutte contre la traite des êtres humains et de l’activation du mécanisme national d’orientation des victimes de la traite adopté le 23 mars 2023.


































