ONU : Omar Hilale préside à New York la session des 20 ans de la Commission de consolidation de la paix
L’ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès de l’ONU, Omar Hilale, en sa qualité de président de la Commission de consolidation de la paix PBC des Nations Unies, a présidé jeudi à New York la Session annuelle de la Commission, en présence du Secrétaire général de l’ONU, António Guterres. La présidence marocaine de la PBC illustre, selon les observateurs, une reconnaissance renouvelée de la vision et des initiatives de Sa Majesté le Roi Mohammed VI en faveur de la paix, de la sécurité et de la stabilité aux niveaux régional et international.
A l’invitation de Omar Hilale, plusieurs hauts responsables ont adressé des messages à la Conférence. Le président de la République du Guatemala, Bernardo Arévalo, a envoyé un message vidéo. Le président du Libéria a également fait parvenir un message lu par sa ministre des Affaires étrangères, Sara Beysolow-Nyanti. Haïti était représentée par sa ministre de la Planification et de la Coopération externe, Sandra Paulémon.
Le Conseil de sécurité était, pour sa part, représenté par sa présidente du mois, l’ambassadrice de Colombie auprès des Nations Unies, Leonor Zalabata Torres. Placée sous le thème « Célébrer 20 ans d’architecture onusienne de consolidation de la paix », la session a débuté par l’allocution de Omar Hilale. Il a rappelé que cet anniversaire invite la communauté internationale à honorer l’esprit qui a présidé à la naissance de la Commission. Ses initiateurs ont légué une certitude : « aucune paix n’est irréversible, et toute paix demeure à portée de volonté, pourvu qu’on s’y consacre de concert ».
En deux décennies, a-t-il souligné, la Commission a servi le dessein de sa résolution fondatrice en accordant aux pays inscrits à son ordre du jour une attention constante et un accompagnement durable. Elle a su rassembler autour d’une même table le système de développement, les institutions financières internationales, les organisations régionales, la société civile et le secteur privé. « Nous célébrons aujourd’hui non pas la longévité d’une institution, mais la justesse et la légitimité d’une idée.
Nous le célébrons parce que cette architecture a su durer, s’adapter, et parce que les États membres viennent, par consensus, de lui confier un mandat plus exigeant encore », a affirmé l’ambassadeur. De son côté, António Guterres a salué une PBC qui « aide, conformément au Pacte pour l’avenir, les pays à élaborer leurs propres stratégies nationales de prévention et de consolidation de la paix ». Il a appelé les États membres à utiliser la Commission pour partager les progrès et rallier les partenaires aux priorités nationales. Rappelant que cette plateforme a été créée pour « nourrir les graines de la paix assez longtemps pour qu’elles puissent prendre racine », le Secrétaire général a exhorté : « Dans une époque marquée par la multiplication des crises, votre mission demeure claire : protéger les populations du fléau de la guerre, et les aider à renaître de leurs cendres pour bâtir une vie meilleure ».
Il a invité à renouveler l’engagement en faveur du droit international, du développement durable et des droits humains. La session a également été marquée par un panel interactif présidé par Omar Hilale. Y ont participé la première vice-présidente du Groupe de la Banque africaine de développement, Marie-Laure Akin-Olugbade, la représentante spéciale de la Banque mondiale auprès des Nations Unies, Maria Dimitriadou, le directeur exécutif du Centre africain pour le règlement constructif des différends ACCORD, Casu Gounden, la directrice générale des Laboratoires Adeba, Linda Dempah, ainsi que le Coordonnateur régional pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale du Réseau mondial des jeunes artisans de paix UNOY Peacebuilders, Issah Toha Shamsoo.


































