Maroc : vers une légère hausse du gasoil de 6 centimes au 1er septembre
Les automobilistes marocains devront s’attendre à un léger coup de frein au portefeuille dès mardi. À partir du 1er septembre, le prix du gasoil devrait augmenter d’environ 6 centimes par litre. À l’inverse, le prix de l’essence devrait rester inchangé, selon les estimations communiquées par la Fédération nationale des propriétaires, commerçants et gérants de stations de services. Cette hausse modérée intervient dans un contexte international particulièrement agité. Le marché pétrolier a connu ces dernières semaines une montagne russe.
Après une forte poussée liée aux tensions géopolitiques autour de l’Iran et aux inquiétudes sur le détroit d’Ormuz, les cours du brut ont ensuite entamé une correction. Le bilan hebdomadaire reste toutefois négatif. Sur la semaine, le Brent de la mer du Nord a perdu 5,3% de sa valeur et le WTI américain 4,3%. La volatilité a été marquée jour après jour. Le 24 août, le Brent chutait de 2,35% à 92,17 dollars le baril, suivi par le WTI à 85,01 dollars. La pression s’est accentuée le 25 août avec un nouveau recul de 3,9% pour le Brent à 88,58 dollars, son plus bas niveau en plus d’une semaine. Les investisseurs ont alors révisé à la baisse le risque sur les approvisionnements.
Les discussions entre l’Iran et Oman sur une possible reprise plus fluide du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz ont contribué à apaiser le marché. Le 26 août, le Brent touchait même 87,84 dollars, son plus bas depuis le 10 août. Mais le rebond n’a pas tardé. Jeudi 27 août, les cours sont repartis à la hausse après la dégradation des perspectives d’un accord entre Washington et Téhéran. Le Brent reprenait 2,1% à 89,70 dollars et le WTI 1,6% à 83,53 dollars. Vendredi, les prix ont finalement terminé la semaine sur une légère baisse, autour de 89,10 dollars pour le Brent et 82,89 dollars pour le WTI.
C’est dans ce contexte de correction que le Maroc ajuste ses prix à la pompe. La hausse de 6 centimes sur le gasoil, principal carburant utilisé par les professionnels du transport et du fret, reste limitée. Elle reflète surtout le décalage entre les cours internationaux et la formule de tarification locale, alors que la baisse des deux dernières semaines ne compense pas entièrement les gains enregistrés lors des deux semaines précédentes où le Brent avait gagné près de 13%.
Pour l’essence, la stabilité annoncée devrait soulager les particuliers. Mais avec un marché toujours sensible aux soubresauts géopolitiques, la Fédération des stationnaires prévient que la tendance pourrait de nouveau évoluer rapidement dans les prochaines semaines.


































