Maroc: nouvelles restrictions d’entrée pour les Algériens et Tunisiens après les incidents de Ceuta
Dans un contexte marqué par la pression migratoire autour de Ceuta, le Maroc a adopté ces derniers jours une série de mesures visant à filtrer plus strictement l’entrée de certains voyageurs étrangers. Les ressortissants algériens et tunisiens sont particulièrement concernés par ce durcissement. D’après le journal espagnol La Razón, les autorités marocaines ont entamé des opérations de contrôle renforcé, surtout à l’aéroport international Mohammed V de Casablanca. Plusieurs passagers en provenance de Tunisie et de Turquie ont été empêchés d’entrer et renvoyés vers leur pays d’origine.
Le nouveau dispositif ne remet pas en cause l’exemption de visa dont bénéficient habituellement les Algériens et les Tunisiens. Mais il ajoute des conditions supplémentaires. Désormais, seules les personnes justifiant d’une double nationalité, d’une réservation d’hôtel et d’un billet de retour sont autorisées à pénétrer sur le territoire. L’administration cherche ainsi à s’assurer du caractère temporaire du séjour. Des témoignages recueillis par La Razón font état de la présence d’éléments de sécurité aux portes d’embarquement de certains vols.
Les voyageurs sont soumis à une vérification approfondie de leurs documents avant même l’atterrissage. En cas de non-conformité, le refoulement est immédiat. Cette opération intervient en réaction aux tentatives collectives enregistrées récemment aux abords de Ceuta. Des migrants de diverses origines, dont algérienne et tunisienne, ont tenté de forcer le passage, poussant le Maroc et l’Espagne à coordonner leur réponse sécuritaire.
En ciblant les flux en provenance du sud et de l’est, Rabat entend fermer une potentielle voie de transit vers le nord du pays. L’enjeu est d’éviter que le territoire marocain ne soit utilisé comme point de départ pour rejoindre Ceuta dans le cadre des mouvements migratoires actuels. Les deux rives du détroit maintiennent ainsi un haut niveau de vigilance, alors que les craintes d’un déplacement des routes migratoires vers de nouveaux points de passage restent vives.


































