L’économie marocaine affiche une croissance de 4,5% sur cinq ans portée par l’investissement et l’emploi non agricole

Mai 8, 2026 - 13:56
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L’économie marocaine affiche une croissance de 4,5% sur cinq ans portée par l’investissement et l’emploi non agricole

L’économie marocaine a enregistré des indicateurs de croissance et d’amélioration notables au cours des dernières années. Des données officielles issues du bilan gouvernemental font état d’une accélération du rythme de croissance économique et d’une progression de plusieurs indicateurs liés à l’investissement, à l’emploi et aux équilibres financiers et extérieurs. Selon ces données, la croissance économique moyenne a atteint 4,5% sur la période 2021-2025, contre 2,4% entre 2017 et 2021. Le gouvernement attribue cette performance à la reprise des activités non agricoles. Le PIB non agricole a enregistré une croissance moyenne identique de 4,5% durant les quatre dernières années.

Cette amélioration s’appuie sur la hausse de l’investissement public, passé de 230 milliards de dirhams en 2021 à environ 380 milliards de dirhams prévus en 2026. Elle repose aussi sur la reprise de la demande intérieure, qui a réalisé un taux de croissance annuel de près de 5,2% entre 2021 et 2025. Concernant le marché du travail, les chiffres officiels montrent la création d’environ 850 000 emplois non agricoles entre 2021 et 2025, soit une moyenne annuelle de 170 000 postes. Ce niveau est à comparer à 90 000 postes par an entre 2016 et 2021, et à seulement 64 000 postes entre 2011 et 2016.

Le gouvernement estime que cette dynamique a contribué à atténuer les effets des pertes d’emplois dans le secteur agricole, liées aux années successives de sécheresse. Ces pertes sont évaluées à environ 105 000 postes par an. Sur le plan des prix, les données officielles révèlent un recul notable de l’inflation. Le taux est passé de 6,6% en 2022 à 0,8% en 2025, selon les chiffres du Haut-Commissariat au Plan. Du côté des finances publiques, les recettes fiscales ont atteint 342 milliards de dirhams en 2025, en hausse de 59% par rapport à 2021. Les principaux impôts ont enregistré des taux de croissance annuels importants entre 2022 et 2025, notamment l’impôt sur les sociétés, la TVA et l’impôt sur le revenu.

 Le gouvernement prévoit une poursuite de la baisse du déficit budgétaire à 3% du PIB en 2026, contre 5,5% en 2021. La dette du Trésor devrait reculer à 65,9% du PIB la même année, après 71,4% en 2022. Pour les échanges extérieurs, les recettes des investissements directs étrangers ont atteint 56 milliards de dirhams en 2025, contre 32,5 milliards en 2021. Les avoirs de réserve se sont établis à 443,3 milliards de dirhams, couvrant près de six mois d’importations. Les recettes du secteur des voyages ont atteint un niveau record de 138 milliards de dirhams en 2025, contre 78,7 milliards en 2019. Les transferts des Marocains résidant à l’étranger ont totalisé 122 milliards de dirhams, contre 93,3 milliards en 2021. Dans le secteur des exportations, la valeur des exportations de biens a atteint 469 milliards de dirhams en 2025, contre 284 milliards en 2019.

 Le taux de couverture des biens et services s’est amélioré pour atteindre 82,6%. S’agissant du compte courant, son déficit s’est nettement résorbé à 1,2% du PIB en 2024, contre 3,6% en 2022, selon les données de l’Office des changes. Au niveau des classements et indicateurs financiers internationaux, le bilan gouvernemental indique la sortie du Maroc de la liste grise du GAFI en 2023. Le pays a également retrouvé la note « investment grade » en septembre 2025, confirmée en mars 2026. Le Fonds monétaire international a salué la résilience de l’économie marocaine. L’agence Moody’s a relevé la perspective du Maroc de « stable » à « positive » pour la dette à long terme.