Le Maroc classé parmi les pays les plus vulnérables au MACF européen en termes d'exportations et d'emplois

Août 12, 2026 - 10:34
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Le Maroc classé parmi les pays les plus vulnérables au MACF européen en termes d'exportations et d'emplois

Une étude de 2026 du Forum transatlantique Stanford-Vienne sur le droit des technologies place le Maroc parmi les cinq pays en développement les plus exposés, en termes relatifs, au mécanisme d'ajustement carbone aux frontières (MACF) de l'UE. Le Forum, structure commune aux facultés de droit de Stanford et de Vienne, souligne que "les risques macroéconomiques relatifs les plus sérieux mesurés en termes de recettes d'exportation et d'emploi pèsent sur des économies en développement comme le Mozambique, le Zimbabwe, le Cameroun, le Maroc et le Tadjikistan".

A la différence de la Chine, de la Russie et de la Turquie, qui concentrent le risque absolu en raison des volumes exportés, le Maroc et les quatre autres pays cités supporteraient un risque relatif plus lourd. Non pas par le montant total de la facture, mais par le poids du prélèvement sur leur économie. Le rapport explique cette vulnérabilité par l'absence de mécanismes nationaux comparables : ces pays "ne disposent ni d'une tarification intérieure du carbone ni de technologies bas-carbone capables de réduire leurs émissions incorporées", et font donc face à des "droits effectifs élevés au titre du MACF".

Le MACF repose sur l'application aux importations d'un prix aligné sur celui du SEQE-UE. Il s'agit, selon l'étude, "d'appliquer un prix carbone uniforme équivalent à celui de l'Union européenne aux importations, indépendamment du niveau de développement du pays exportateur". Une logique qui, pour les auteurs, pose une question d'équité au regard de la CCNUCC, qui prévoit que "les pays assument des obligations différentes en fonction de leurs contributions historiques et de leur capacité à agir".