La justice commerciale de Casablanca rejette une offre émiratie de 3,5 milliards de dollars pour la raffinerie Samir

Fév 27, 2026 - 17:21
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La justice commerciale de Casablanca rejette une offre émiratie de 3,5 milliards de dollars pour la raffinerie Samir

Le Tribunal de commerce de Casablanca a rejeté une offre d’investissement émiratie d’une valeur supérieure à 3,5 milliards de dollars visant la reprise de la raffinerie Samir, marquant un tournant dans le long processus de liquidation judiciaire engagé depuis 2016. Il s’agissait de la proposition financière la plus importante enregistrée depuis l’ouverture de cette procédure. L’offre portait sur l’acquisition complète des actifs de la raffinerie située à Mohammedia, avec l’engagement de couvrir une partie des dettes accumulées et de relancer les unités de raffinage à l’arrêt depuis août 2015.

Converti en monnaie nationale, le montant proposé avoisinait 35 milliards de dirhams, ce qui représentait une perspective significative pour la relance de cet actif stratégique. Selon des sources judiciaires, le rejet serait lié à des considérations juridiques et procédurales, notamment des questions relatives aux garanties bancaires exigées ainsi qu’à la traduction officielle de certains documents en langue arabe. Ces éléments auraient constitué des obstacles déterminants dans l’examen du dossier. La situation de la raffinerie demeure complexe. Le passif global dépasse 40 milliards de dirhams, dus principalement à l’administration des douanes et aux établissements bancaires.

 Par ailleurs, un contentieux international oppose toujours l’État marocain à l’ancien investisseur, le Groupe Coral, ce qui ajoute une dimension supplémentaire au dossier. Depuis l’arrêt de la production, le Maroc dépend entièrement des importations de produits pétroliers raffinés. Cette dépendance expose la facture énergétique nationale aux fluctuations des marchés internationaux et aux risques géopolitiques. Dans ce contexte, la relance éventuelle de la raffinerie est perçue par certains acteurs comme un levier potentiel pour renforcer la sécurité énergétique du Royaume.

 Le rejet de cette offre relance ainsi les interrogations sur l’avenir de la Samir et sur les options stratégiques à envisager pour résoudre un dossier devenu emblématique des défis énergétiques et industriels du pays.