HCP : Ralentissement des exportations et envol des importations pèseraient sur le déficit extérieur en 2026
L’année 2026 s’annonce difficile pour le commerce extérieur marocain. Le Haut-Commissariat au Plan prévoit une évolution marquée par des contraintes externes fortes, malgré des facteurs d’offre favorables sur le plan intérieur. Pénalisées par le ralentissement de l’activité chez les principaux partenaires du Maroc, les exportations de biens verraient leur croissance stagner à 4% en 2026. Une reprise est attendue en 2027 avec une hausse de 5,7%. À l’opposé, les importations de biens continueraient sur une trajectoire haussière avec une progression de 8,5% en 2026, puis 7,3% en 2027.
En valeur, l’addition serait plus salée : les importations de biens et services augmenteraient de 10,5% en 2026 avant de ralentir à 6,1% en 2027. Les exportations de biens et services progresseraient de 8,3% en 2026 et 7,5% en 2027. Le secteur des services tirerait son épingle du jeu. Moins sensible aux tensions sur les chaînes logistiques mondiales, il bénéficierait de la bonne tenue des recettes touristiques et du transport. Cet excédent structurel des services permettrait de contenir le déficit en ressources à 12,3% du PIB en 2026, puis 10,9% en 2027.
Autre filet de sécurité : les transferts des Marocains résidant à l’étranger. Le HCP mise sur le maintien de leur dynamique positive, malgré la baisse du pouvoir d’achat en Europe. Au final, le déficit du compte courant se dégraderait nettement, passant de 2,4% du PIB en 2025 à 3,9% du PIB en 2026. Il se réduirait légèrement l’année suivante pour s’établir à 3,6% du PIB en 2027.
Le rapport conclut que l’économie marocaine devra composer en 2026 avec un environnement extérieur moins favorable, compensé en partie par la résilience du tourisme et des envois des MRE.


































