Croissance marocaine: le HCP prévoit 4,7% au 4ème trimestre 2026, avec un scénario optimiste à 5,3%
Le Haut-Commissariat au Plan (HCP) affiche un optimisme prudent pour la fin de l'année 2026. Dans sa dernière note de conjoncture relative au T2-2026 et ses perspectives pour les T3 et T4, l'institution prévoit une accélération de l'activité économique nationale. Au cœur de cette dynamique, deux moteurs intérieurs.
D'abord, la consommation des ménages qui devrait progresser de 4,3% en glissement annuel au T4. Une performance soutenue par le maintien de conditions de financement bancaires favorables et la prolongation des mesures de soutien contre la flambée des prix de l'énergie. Un levier essentiel pour les entreprises orientées vers le marché local. Ensuite, l'investissement, qui devrait bondir de 6,8%.
Le HCP l'attribue directement aux grands chantiers d'infrastructures en cours, stimulant la demande en matériaux de construction, en services d'ingénierie et en transport. Le socle de cette croissance restera toutefois l'agriculture et les services. À eux deux, ces secteurs devraient contribuer à hauteur de 4 points de pourcentage à la croissance du PIB au dernier trimestre. Du côté du commerce extérieur, un rebond est attendu. La reprise du cycle de reconstitution des stocks d'engrais en Amérique Latine et en Afrique devrait doper les exportations nationales, notamment chimiques et extractives. Le secteur qui avait souffert des opérations de maintenance et du recul de la production extractive au T2 et T3 devrait ainsi se redresser.
Cette prévision de 4,7% repose cependant sur un scénario central: une relative stabilité des prix de l'énergie et l'absence de nouveaux chocs géopolitiques. Le HCP n'écarte pas deux scénarios alternatifs. Le scénario pessimiste: une recrudescence des tensions au Moyen-Orient et des difficultés d'approvisionnement en carburant durant l'hiver, qui exerceraient une pression inflationniste et pèseraient sur les coûts de production. À l'inverse, le scénario optimiste table sur une détente des prix du pétrole et la levée des contraintes sur les matières premières énergétiques.
Dans ce cas, la croissance pourrait grimper à 5,3% au T4-2026, avec une hausse de 1,6% de l'activité industrielle portée par les industries chimiques, et un maintien des taux d'intérêt favorable à la trésorerie des entreprises.



































