Canicule : la DGM prévoit une baisse relative avant une nouvelle hausse des températures
Le Maroc entame ce jeudi une phase de transition météorologique. Après sept jours de canicule avec des températures dépassant de 5 à 12 degrés les normales saisonnières, la Direction générale de la météorologie annonce une baisse relative des maximales sur une partie du pays. Selon Elhoussain Youabed, responsable de la communication à la DGM, cette vague de chaleur était liée à l’activité d’un système dépressionnaire saharien qui a provoqué la remontée d’air chaud depuis le sud vers l’intérieur du Royaume, le sud-est et les provinces sahariennes.
Le recul attendu jeudi et vendredi concernera surtout les régions du nord. Ailleurs, l’air chaud persistera localement. "Il s’agit d’une baisse relative et limitée, et non d’une fin définitive de la chaleur. Des hausses restent probables en fin de semaine et en début de semaine prochaine", a-t-il précisé à Télégraphe.ma. Cette accalmie s’accompagne toutefois d’une recrudescence de l’instabilité. La confrontation entre de l’air chaud et humide près du sol et de l’air plus frais en altitude, notamment au-dessus des reliefs, favorise la formation de nuages à fort développement vertical.
La DGM prévoit ainsi des averses orageuses localement fortes sur le Rif, la façade méditerranéenne orientale, le sud de l’Oriental, le Haut et le Moyen Atlas, l’intérieur de Souss et le sud-est. Ces orages pourront s’accompagner de grêle et de rafales de vent. Des nuages bas et du brouillard sont aussi possibles près des côtes en matinée et en soirée. Les côtes centrales, les provinces du sud et la région de Tanger sont quant à elles concernées par des vents relativement forts. Sur le plan des températures, le sud-est et l’intérieur des provinces sahariennes resteront les plus exposés avec des pics pouvant atteindre 40 à 45°C.
La DGM table sur une remontée générale des températures à l’échelle nationale en fin de semaine, avant une nouvelle baisse prévue à partir du milieu de la semaine prochaine. Pour Elhoussain Youabed, cette situation est caractéristique du mois de septembre, période charnière entre l’été et l’automne où coexistent encore les influences sahariennes et tropicales chaudes et humides avec les premières incursions d’air frais en altitude.


































