Assaut migratoire à Sebta : Depuis l'enclave occupée, Albares qualifie le Maroc de "partenaire essentiel"

Août 11, 2026 - 17:04
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Assaut migratoire à Sebta : Depuis l'enclave occupée, Albares qualifie le Maroc de "partenaire essentiel"

En déplacement ce mardi dans l'enclave occupée de Sebta, au lendemain de la vague d'entrées massives du 30 juillet, le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a tenu à mettre en avant le rôle de Rabat dans la gestion des frontières. Le chef de la diplomatie espagnole a affirmé que le Maroc constitue un "partenaire essentiel" pour l'Espagne en matière de contrôle migratoire et de gestion frontalière. Selon lui, les canaux diplomatiques entre Madrid et Rabat ont été activés dès les premières heures de l'incident, avec une coordination conjointe pour éviter la répétition d'un tel scénario qui a relancé le débat sur la pression migratoire dans l'enclave.

 Face aux responsables locaux, Albares a délivré un message de fermeté. Il a martelé qu'une entrée irrégulière à Sebta ou à Melilla ne donne aucun droit à rester dans les deux villes, ni en Espagne, ni dans l'Union européenne. Il a assuré que les autorités espagnoles travaillent à accélérer les procédures de renvoi vers le Maroc des personnes entrées illégalement, prévenant que ces tentatives sont "vouées à l'échec" et que tout entrant par voie irrégulière s'expose à une reconduite.

 Le ministre s'est également dit favorable à un renforcement de la surveillance au poste-frontière de Tarajal, sans toutefois préciser la nature des mesures qui seront mises en place. Il a souligné que la frontière hispano-marocaine, qui est aussi la frontière de l'UE avec le Maroc, exige une gestion partagée et une coopération continue. Cherchant à expliquer l'arrivée de milliers de personnes à Sebta, Albares a pointé du doigt la "désinformation" circulant sur les réseaux sociaux. Il a accusé certaines plateformes d'avoir diffusé une interprétation erronée d'un arrêt de la Cour suprême espagnole concernant le refoulement des migrants arrivés à la nage, laissant croire qu'une entrée irrégulière garantirait un droit de séjour.

 Le gouvernement espagnol, a-t-il insisté, s'emploie à lutter contre les fausses informations et à clarifier les règles : l'entrée illégale à Sebta et Melilla ne confère aucun droit automatique au maintien sur le territoire, et les procédures de retour vers le Maroc seront accélérées.