Akhannouch à Paris : le Maroc et l’OCDE ouvrent une nouvelle phase de coopération économique
En déplacement à Paris ce lundi 7 septembre 2026, le Chef du gouvernement Aziz Akhannouch s’est entretenu avec le Secrétaire général de l’Organisation de coopération et de développement économiques, Mathias Cormann. Au cœur des discussions : le bilan de la relation entre le Maroc et l’OCDE et les moyens de la hisser à un niveau supérieur. La rencontre a permis de saluer la qualité d’un partenariat qui dure depuis 2005. D’abord informelle, cette coopération s’est progressivement structurée pour devenir l’un des cadres les plus solides entre le Royaume et une organisation internationale.
Le Maroc a été parmi les premiers pays non membres à bénéficier du « Programme Pays », renouvelé à deux reprises. Aujourd’hui, il participe à 13 comités de l’OCDE et à plus de 30 de ses instruments. Pour Aziz Akhannouch, cette collaboration répond à une logique de réformes mesurables et inspirées des meilleures pratiques internationales. L’idée est de tester, d’évaluer, puis de généraliser les expériences qui ont fait leurs preuves au Maroc. De son côté, Mathias Cormann a souligné que le Maroc est le plus ancien partenaire de l’OCDE dans la région. Il a mis en avant les réformes sociales engagées par le Royaume et les perspectives économiques qu’elles ouvrent, notamment dans un contexte où le Maroc cherche à se positionner comme carrefour entre l’Europe, l’Afrique et les économies émergentes.
Les deux responsables ont exprimé leur satisfaction quant au lancement d’une nouvelle étape de coopération. Elle repose sur deux axes principaux : la création d’un bureau économique Maroc-OCDE et le développement du projet Maroc-OCDE-Afrique de l’Ouest. L’objectif est clair : élargir le champ du partenariat et renforcer la présence du Maroc au sein du système de coopération économique international. Au-delà du volet technique, les deux parties souhaitent que le Royaume ne se limite plus à un rôle de partenaire dans les réformes de l’OCDE, mais qu’il devienne aussi un point de relais entre l’organisation, les économies émergentes et le continent africain. Le poids économique de cette relation justifie cette montée en gamme. En 2025, les échanges commerciaux entre le Maroc et les pays de l’OCDE ont atteint 87,4 milliards de dollars, soit près de 68% du commerce extérieur du Royaume.
Ces chiffres donnent une dimension stratégique au dialogue, en particulier sur l’investissement, la compétitivité et les chaînes de valeur. En plaçant cette coopération sous le signe de l’action et de l’impact régional, le Maroc et l’OCDE cherchent à passer d’un travail commun sur les politiques publiques à un partenariat économique plus large. Une manière de consolider le rôle du Maroc comme interface entre les économies avancées, les marchés émergents et l’Afrique.


































