Afrique : le Maroc parmi les leaders de l'énergie éolienne

Oct 13, 2026 - 15:13
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Afrique : le Maroc parmi les leaders de l'énergie éolienne

Le Maroc confirme son statut de leader des énergies propres sur le continent. Avec une capacité installée de 2,2 gigawatts à fin 2025, le Royaume se positionne comme la troisième puissance éolienne d’Afrique, selon les dernières données du Global Wind Energy Council (GWEC), relayées par l’unité de recherche de la plateforme "Attaqa". Une performance qui place le Maroc derrière l’Afrique du Sud, première du classement avec 4,2 GW, et l’Égypte, deuxième avec 3,2 GW. À eux trois, ces pays concentrent plus de 85% de la capacité éolienne totale du continent, qui a atteint 11,1 GW fin 2025, contre moins de 9 GW en 2023. L'année 2025 a d'ailleurs été record avec 1,53 GW de nouvelles capacités ajoutées en Afrique. Pourtant, le potentiel reste largement sous-exploité.

 L’Afrique dispose d’un gisement éolien terrestre estimé à 58,4 térawatts, dont seule une infime partie est développée. Pas moins de 259 projets sont à l’étude pour un total de 186 GW, mais leur concrétisation dépendra de la levée des obstacles liés au financement, au renforcement des réseaux électriques et à la clarté du cadre réglementaire. Le GWEC reste optimiste pour le Maroc. Ses projections tablent sur une capacité comprise entre 5 et 8 GW d’ici 2035, contre 8 à 10 GW pour l’Égypte et plus de 15 GW pour l’Afrique du Sud. À l’échelle africaine, la capacité totale pourrait atteindre 30 à 50 GW au même horizon. Au-delà du trio de tête, d’autres marchés émergent comme l’Éthiopie, le Kenya, la Tunisie, le Sénégal et la Mauritanie, avec des capacités de 0,1 à 0,8 GW.

À l’inverse, l’Algérie, la Libye et le Soudan restent à moins de 200 MW combinés malgré d’importantes ressources naturelles. L’atout du continent réside aussi dans la qualité de son vent, avec un facteur de charge moyen qui dépasse 35 à 42% dans plusieurs régions, gage de productivité pour les futures installations. Pour accélérer, le rapport du GWEC insiste sur la nécessité de contrats d’achat d’électricité bancables, d’appels d’offres réguliers et d’un accès au financement en monnaie locale, à l’image des modèles marocain et sud-africain.

 L’essor des contrats d’approvisionnement direct avec les industries énergivores, comme les mines ou le ciment, et l’hybridation éolien-solaire-stockage pour les projets de plus de 100 MW sont également identifiés comme des leviers majeurs, bien que des risques liés à la sécurité au Sahel et aux chaînes d’approvisionnement persistent.